Anthologie des troubadours

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Tout au début du rayon de littérature française, les occitans. Au milieu de la bibliothèque, un livre de poche coloré.

Sur quel poète ai-je ouvert au hasard? Je le vérifierai plus tard…  C’est la page 98.

18. — Quant l’aura doussa s’amarzis

Quant l’aura doussa s’amarzis
E’l fuelha chai de sul verjan
E l’auzèlh chanjan lor latìs,
Et ieu de çai sospir e chan
D’amor que’m te lassat e pres,
Qu’ieu anc no l’agui en poder.

Las! qu’ieu d’Amor non ai conquis
Mas cant lo trebalh e l’afan,
Ni res tant grèu nos covertis
Com fai çò qu’ieu vau deziran;
Ni tal enveja no’m fai res
Cum fai çò qu’ieu non pòsc aver.

Traduction:

Quand la douce brise devient amère, que la feuille tombe des branches et que les oiseaux changent leur langage, de même, je soupire et je chante, à cause de l’amour qui me tient  pris et enchaîné ; alors que moi, jamais, je ne l’eus soumis à mon pouvoir.
Hélas! d’amour je n’ai conquis que la souffrance et la douleur ; et rien n’est plus difficile à obtenir que ce que je désire le plus ; et rien ne me fait autant d’envie que ce que je ne puis avoir.

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Anthologie des troubadours. Textes choisis, présentés et traduits par Pierre Bec. Edition bilingue.
Editions 10-18. Bibliothèque médiévale dirigée par Paul Zumthor. 1979.
Un lien vers la page Wikipedia de Pierre Bec

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