La Vallée des Castors

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Bandes dessinées et livres d’enfant, la-haut dans les combles. Génération après-guerre.

J’ouvre page 51:

Les premiers chasseurs se mettaient en mouvement au crépuscule. Au creux de la vieille souche, le hibou se balançait d’une patte sur l »autre en attendant la demi-obscurité qui lui convenait exactement. Trop de lumière blessait ses yeux ; par nuit noire, il y voyait mal. Il préférait à tout le clair de lune, car c’était alors qu’il réalisait ses plus beaux tableaux de chasse. Il détectait ses victimes à l’aide de son ouïe extraordinairement fine. Quand les petits rongeurs se mettaient à marcher et à grignoter sur le sol, il écoutait, tournant en tous sens sa grosse tête-girouette. Une souris à vingt pas de lui, il l’entendait. Il quittait son trou, et, silencieux, fantôme aérien, volait entre les arbres. Juste au-dessus de sa proie, il poussait son cri pour la parlyser de frayeur et fondait sur elle. D’un coup de bec, il brisait le crâne de la souris, l’emportait. Les hiboux volent sans bruit grâce aux profondes découpures de leurs ailes ; les grandes rémiges laissent passer l’air entre elles.

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La Vallée des Castors. Walt Disney. Texte de Georges Blond.
Librairie Payot. Lausanne. 1956
Très courant. Prix très variable!

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