Le jongleur de Notre Dame

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Glissé entre deux romans après Proust, mais en fait, avant…

J’ouvre sur le premier paragraphe:

Au temps du roi Louis, il y avait en France un pauvre jongleur, natif de Compiègne, nommé Barnabé, qui allait par les villes, faisant des tours de force et d’adresse.
Les jours de foire, il étendait sur la place publique un vieux tapis tout usé, et, après avoir attiré les enfants et les badauds par des propos plaisants qu’ils tenait d’un très vieux jongleur et auxquels il ne changeait jamais rien, il prenait des attitudes qui n’étaient pas naturelles et il mettait une assiette d’étain en équilibre sur son nez. La foule le regardait d’abord avec indifférence.
Mais quand, se tenant sur les mains, la tête en bas, il jetait en l’air et rattrapait avec ses pieds six boules de cuivre qui brillaient au soleil, ou quand, se renversant jusqu’à ce que sa nuque touchât ses talons, il donnait à son corps la forme d’une roue parfaite et jonglait, dans cette posture, avec douze couteaux, un murmure d’admiration s’élevait dans l’assistance et les pièces de monnaie pleuvaient sur le tapis.

bar-2471

Le jongleur de Notre Dame. Anatole France. (1892) Illustrations de Pierre Watrin.
Editions de l’amitié – G.-T. Rageot. 4e trimestre 1944
Une version audio à l’ancienne

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