Le cinéma de l’occupation et de la résistance

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Bibliothèque, centre haut, avec quelques livres sur le cinéma.

J’ouvre page 45:

Nous avons gardé pour la  fin les deux dernières révélations de l’année* : Bresson et Clouzot. Bresson fut admirablement secondé par l’opérateur Agostini dans Les Anges du Péché, où Giraudoux révèle des qualités de dialoguiste  que La Duchesse de Langeais nous avaient laissé entrevoir. Il y aura désormais à côté du romancier et du dramaturge un troisième Giraudoux dont il faudra tenir compte, un Giraudoux capble d’un dépouillement et d’une sobriété dans le style qui ne laissent pas de surprendre agréablement. Verra-t-on naître à côté du théâtre un cinéma « littéraire » dont le synopsis et les dialogues supporteraient la publication? Enfin Clouzot qui — comme Becker — avait fait ses premières armes dans le policier nous démontre avec Le Corbeau qu’il est capable d’élever ce genre de l’intrigue mécanique à une haute puissance d’expression humaine.

*1943

bar-2492

Le cinéma de l’occupation et de la résistance. André Bazin. Préface de François Truffaut.
Editions 10/18. 1975.
Truffaut et André Bazin, sur le site de la cinémathèque

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