Le Capital. Livre 1. Tome III.

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Bibliothèque de gauche (!), entre philosophes, on se parle, on se soutient.

J’ouvre page 132:

L’émigration continuelle vers les villes, la formation constante d’une surpopulation relative dans les campagnes, par suite de la concentration des fermes, de l’emploi des machines, de la conversion des terres arables en pacages, etc., et l’éviction ininterrompue de la population agricole, résultant de la destruction des cottages, tout ces faits marchent de front. Moins un district est peuplé, plus est considérable sa surpopulation relative, la pression que celle-ci exerce sur les moyens d’occupation, et l’excédent absolu de son chiffre sur celui des habitations, plus ce trop plein occasionne dans les villages un entassement pestilentiel. La condensation de troupeaux d’hommes dans des villages et des bourgs correspond au vide qui s’effectue violemment à la surface du pays. L’incessante mise en disponibilité des ouvriers agricoles, malgré la diminution positive de leur nombre et l’accroissement simultané de leurs produits, est la source de leur paupérisme : ce paupérisme éventuel est lui-même un des motifs de leur éviction et la cause principale de leur misère domiciliaire, qui brise leur dernière force de résistance et fait d’eux de purs esclaves des propriétaires et des fermiers. C’est ainsi que l’abaissement du salaire au minimum devient pour eux l’état normal. D’un autre côté, malgré cette surpopulation relative, les campagnes restent en même temps insuffisamment peuplées. Cela se fait sentir, non seulement d’une manière locale sur les points où s’opère un rapide écoulement d’hommes vers les villes, les mines, les chemins de fer, etc., mais encore généralement, en automne au printemps et en été, aux moments fréquents où l’agriculture anglaise, si soigneuse et si intensive, a besoin d’un supplément de bras. Il y a toujours trop d’ouvriers pour les besoins moyens, toujours trop peu pour les besoins exceptionnels et temporaires de l’agriculture.

bar-2558

Le capital. Livre Premier, Tome III. Karl Marx. Traduction de Joseph Roy entièrement révisée par l’auteur.
Éditions Sociales. 1977.
Disponible au téléchargement ici, par exemple

 

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. dessein dit :

    marre des polars …là , je rigole …oh ,la la ,si on peut plus rigoler !

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    1. ecridom dit :

      Marx des polars, j’aurais ri…

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