Contes

le

Littérature classique, rayons XIXe siècle, au centre de la bibliothèque. À pleines dents.

J’ouvre page 87:

Le vaillant petit tailleur

Ils continuèrent de cheminer ensemble, et comme ils passaient près d’un cerisier, le géant saisit la cime de l’arbre, là où il y avait les fruits les plus mûrs, la courba, la mit dans la main du petit tailleur et lui dit d’en manger. Mais le petit tailleur était bien trop chétif pour tenir l’arbre et quand le géant le lâcha, il se redressa et le tailleur fut projeté en l’air. Quand il fut retombé sans mal, le géant dit : « Qu’est-ce que ça veut dire? Tu n’as pas la force de tenir cette misérable badine?  –  Ce n’est pas la force qui me manque, répondit le petit tailleur, penses-tu que ce soit une affaire pour quelqu’un qui en a occis sept d’un coup? J’ai bondi par-dessus l’arbre parce que les chasseurs là, en bas, sont en train de tirer dans le fourré, saute derrière moi si tu peux ». Le géant essaya, mais il ne put passer par-dessus l’arbre et resta accroché dans les branches, si bien que le petit tailleur garda encore l’avantage.

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Contes. Grimm.
Éditions Gallimard. Folio n° 840. 1976
Chez l’éditeur

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