Femmes dessinées

le

Encore entre les deux serre-livres, « petits » éditeurs – picards. Livres artistes.

J’ouvre – texte à gauche, dessin à droite:

Peintures venues de l’Histoire, certes, mais qui ne racontent pas son devenir. Vestiges, héritages, morceaux conservés par une mémoire lacunaire, au gré des destructions, des trahisons, des oublis, des dissimulations elles-mêmes oubliées. Musée, donc, où se feuillètent les pages d’une anthologie abîmée et bouleversée de la peinture : musée où les Muses se re-désignent. L’iconothèque où la dessinatrice conduit ses pas est une histoire présente, une aventure de la vision, la rencontre entre ce qui se donne à voir et ce qui se reconnaît et se retrace dans ce don et dans ce rendu. L’autrefois qui nous a fait, est refait une autre fois. La reprise iconographique est soumise à des lois et des surprises tout autres (Colette Deblé en fait l’exploration, la découverte) que la répétition scripturale qui laisse (ou croit laisser) les mots intacts, idéaux, derrière la mutation du matériau, le jeu de la diffusion, de la distribution, de la lecture. On ne repeint pas sans dépeindre, surpeindre, sous-peindre – revoir entièrement. La chair de la peinture n’est pas l’identité de la typographie. Tableaux entièrement revus et corrigés. Refondus. Pour de nouvelles épreuves du temps.

bar-2620

Femmes dessinées – Geseichnete frauen – Retracing the woman. Jean-Joseph Goux, Colette Deblée.
L’Heur de Laon & les Éditions Dumerchez. 1994.
Ici, par exemple.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s