Guerre impériale – Guerre sociale

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Bibliothèque de droite, premier étage et au premier étage, rayon moyen. Plutôt revue que livre.

J’ouvre page 28:

Le rapport entre la contre-révolution néolibérale et la guerre sociale, au sens propre et non métaphorique de l’expression, est un rapport naturel et logique. Le démantèlement des acquis sociaux et des filets de protection, la privatisation, la pécarisation, etc., entraînent inévitablement une aggravation des tensions sociales et doivent aller de pair avec l’accentuation de la répression. Le moins d’État social a pour corollaire le plus d’État policier. Dans l’équation gramscienne de la force et du consensus, le néolibéralisme tend à réduire le second terme au minimum et doit donc augmenter le rôle direct de la force, inéluctablement. Les discours de l’État fort et de la « tolérance zéro », l’accroissement effrayant des populations carcérales, sont les corollaires de l’offensive socio-économique du néolibéralisme. Le capitalisme échange, de plus en plus, un gouvernement sur le mode de l' »hégémonie » pour un gouvernement sur le mode de la « domination », au sens gramscien de ces expressions.

bar-2831

Guerre impériale, guerre sociale. Actuel Marx. Confrontation
Presses Universitaires de France. 2005.
Chez l’éditeur

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