Histoire de l’éducation des adultes en France

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Remonté de la cave — carton pédago — pour un prêt. J’en profite.

J’ouvre page 81 :

L’apprentissage

Les corporations étant supprimées, l’apprentissage devenu libre permettait aux patrons d’embaucher sans aucun contrôle des enfants à qui étaient confiées en fait des tâches productives non rémunérées. Il ne semble pas cependant que les effets néfastes d’une telle pratique aient eu des répercussions immédiates. Au début du siècle, les procédés de fabrication et le mode d’organisation de l’industrie sont restés les mêmes qu’en 1789. Cependant, très vite, des plaintes s’élevèrent contre l’absence de protection des apprentis et les violations de plus en plus nombreuses des contrats d’apprentissage. Présentée comme devant instaurer une réglementation des rapports entre patrons et ouvriers, la loi du 22 germinal an XI (12 avril 1803) par son caractère répressif, complète et aggrave les dispositions coercitives nées de la loi Le Chapelier et du code pénal. Par la création du livret ouvrier, elle permet un contrôle permanent des déplacements de main d’œuvre et donne ainsi le moyen d’assurer une surveillance étroite des militants ouvriers.

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Histoire de l’éducation des adultes en France. La part de l’éducation des adultes dans la formation des travailleurs. 1789/1971. Nouvelle édition mise à jour. Noël Terrot.
Éditions L’Harmattan. 1997.
Il est disponible à la bibliothèque de Bordeaux.

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