L’aventure des écritures. La page.

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Rez-de-chaussée, vitrine, rayon des écritures.

J’ouvre page 79 :

Une architecture de lumière

Les Corans de mosquée, dépourvus de glose, sont religieusement calligraphiés : pour le croyant, l’écriture arabe est d’essence divine, et c’est un acte de foi que de reproduire avec art le message dicté au Prophète. Valorisées, les lignes sont donc très espacées. Un exemplaire de luxe offert en 1594 n’en range que dix dans un rectangle au cadre coloré de vingt centimètres de haut. Les lettres et les signes de vocalisation en noir resplendissent sur le blanc du papier, cernés par un filet qui contourne leur élan vertical, leur boucle ou étirement horizontal, et les détache du fond sablé d’or. Ce « nuage » comme on nomme ce détourage nimbé de lumière, rappelle la lampe placée sur la qibla, le mur de prière – « Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est à la ressemblance d’une niche où se trouve une lampe; la lampe est dans un [bocal en] verre » (Coran, XXIV, 35).

bar-3576

L’aventure des écritures. La Page.
Bibliothèque Nationale de France. 1999.
À la BNF

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