De l’attitude à prendre envers les tyrans

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Philo, bibliothèque de gauche, rayon central, légèrement vers la gauche en partant du milieu.

J’ai ouvert page 29 :

Qu’est-ce donc qui trouble et terrorise la plupart des gens ? Serait-ce le tyran et ses gardes du corps ? Pourquoi ? Dieu vous en préserve ! Il est impossible que ce qui par nature est libre, soit troublé ou paralysé par autre chose que lui-même. Mais on est troublé par ses propres jugements. Car, si le tyran dit à quelqu’un : « je t’enchaînerai la jambe », celui qui attache du prix à sa jambe répond : « Non, prends pitié de moi » ; celui, au contraire, qui attache du prix à sa personne répond : « Si cela te paraît bon, enchaîne-la. »
— Tu n’en as cure ?
— Je n’en ai cure.
— Je te montrerai que je suis le maître.
— Et comment cela ? Zeus m’a fait libre. Crois-tu peut-être qu’il devait laisser asservir son propre fils ? Tu es le maître de mon cadavre, prends-le.
— Ainsi, quand tu viens à moi, ce n’est pas moi qui suis l’objet de tes soins ?
— Nullement, mais moi-même. Et si tu veux que je te dise que tu es toi aussi l’objet de mes soins, je te répondrai que tu l’es comme ma marmite.

bar-3607

De l’attitude à prendre avec les tyrans, et autres textes. 2pictète.
Éditions Gallimard. Folio 2€. Avril 2013.
Chez l’éditeur

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