Lettres illustrées

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Que fait-il dans la bibliothèque de droite, avec les romans (après Proust) traduits en français?

J’ai ouvert page 94. Bonne pêche pour un lendemain de réveillon…

Mais revenons au ba. Ils ont dansé. Leonard s’est mis à s’ennuyer horriblement. Il s’est fait assaillir par le petit Eddie Sackville-West, qui est aussi attirant qu’un chaton, chaton égaré, galeux, mal aimé ; et ce pauvre garçon, après avoir déversé ses chagrins (tous les hommes font leurs confidences à Leonard – tout particulièrement leurs amours avec leur propre sexe) s’est par erreur assis sur les plus belles tasses à thé. Étant un aristocrate hors de son élément, il fut considérablement perturbé. Petits fours et confitures lui collaient au derrière et Leonard a dû l’épousseter et le tapoter et finalement le quitter ; essayant, je crois, de fumer la pipe en smoking et gilet blanc. Elle se donne beaucoup de mal, l’aristocratie. On a entendu Karin dire, entre les valses, On s’amuse drôlement bien, non? – On lui a assuré que oui, elle a repris courage et a l’intention de donner une autre soirée, avec une autre hôtesse, le mois prochain.

bar-3609

Lettres illustrées. Virginia Woolf.
Éditions Herscher, 1992.
On l’emprunte à Paris

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