Maurice Blanchot

le

Bibliothèque du milieu, rayon du haut. Critique littéraire.

J’ouvre page 151 :

La « fidélité à l’échec » de Beckett n’est pas étrangère à cette méthode. Les passages de l’Innommable ci-dessous s’apparentent à une recherche déconstructiviste proche de celle de Blanchot : « J’ai l’air de parler, ce n’est pas moi […] comment procéder ? Par pure aporie ou bien par affirmations et négations infirmées au fur et à mesure, ou tôt ou tard. […] Sinon ce serait à désespérer de tout. Mais c’est à désespérer de tout. […] je dis aporie sans savoir ce que ça veut dire. Peut-on être éphectique autrement qu’à son insu ? »
La narration de l’Innommable poursuit cette piste jusqu’à la fin : « ce sont des mots, il n’y a que ça […] ils vont s’arrêter […] ce sera le silence […] celui qui dure, qui n’a pas duré, qui dure toujours […] ça va être moi, ça va être le silence, là ou je suis, je ne sais pas, je ne le saurai jamais, dans le silence on ne sait pas, il faut continuer, je vais continuer ». La voix de Blanchot parle dans l’Innommable, réduisant le langage à un ruissellement de surface sans reflet, marqué par l’oubli.

Article « Le lecteur blanchotien ». Curt G. Willits

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Maurice Blanchot.
Revue Europe. août-septembre 2017.
Sur le site de la Revue (profitez-en pour l’explorer !)

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