Les villes tentaculaires

le

Caisse en cave, à l’aveugle. Cassé. Non coupé. Il prendra place sur le mur ouest.

J’ouvre page 105 :

L’ÂME DE LA VILLE
Les toits semblent perdus
Et les clochers et les pigeons fondus, 
Par ces matins fuligineux et rouges,
Où, feux à feux, des signaux bougent.

Une courbe de viaduc énorme
Longe les quais mornes et uniformes ; 
Un train s'ébranle immense et las.

Au loin, derrière un mur, là-bas,
Un steamer rauque avec un bruit de corne.
Et par les quais uniformes et mornes,
Et par les ponts et par les rues, 
Se bousculent en leur cohue,
Sur des écrans de brumes crues,
Des ombres et des ombres

bar-3629

Les villes tentaculaires, précédées des Campagnes hallucinées. 34e édition. Émile Verhaeren. (1893/1895)
Éditions Mercure de France (Paris) et N.R.B. (Bruxelles). Imprimé en Belgique, sans date.
Tous les textes ici

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s