Les falaises de San Lazzaro

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Sur le mur ouest, avec les jolis petits bouquins hors normes choisis aux étals des libraires – juste à côté des poètes.

J’ouvre page 56 :

Mais la guerre est venue, et Angiolino, le fils unique et chéri de Pietro, tomba dans les tranchées en combattant bravement l’Autrichien. Se pouvait-il que l’année suivante, un cimetière de crapauds — coupables de la tuerie — dût signaler à nouveau le talion du mauvais œil ? Pauvre père, personne n’eut le cœur de te le reprocher… Mais, cet exutoire inévitable passé, les choses rentrèrent dans l’ordre les années suivantes, et aujourd’hui je ne vois plus de crapauds enfilés. Je n’en vois plus — mais qui saurait le garantir?
Et  puis, Londres et Spartacus à part, j’aime ces bestioles, parce qu’elles m’annoncent la pluie.

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Les falaises de San Lazzaro. Rodolfo Calamandrei. Traduit de l’italien par Christophe Carraud. Dessins de Noël Tuot.
Éditions de la revue Conférence. 2014.
Sur le site de la revue

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