Vies des douze Césars

le

Rayon des Antiques (bibliothèque de droite, étagère supérieure).

J’ouvre page 241 :

Caligula

Il fit de fréquentes sorties contre tous les sénateurs qu’il appelait les clients de Séjan, les dénonciateurs de sa mère et de ses frères, et, produisant les pièces qu’il avait feint de brûler, il justifia la cruauté de Tibère, qui ne pouvait manquer de croire un si grand nombre d’accusateurs. Quant à l’ordre équestre, il ne cessa de le diffamer, en lui attribuant une passion exclusive pour le théâtre et les jeux de l’arène. Furieux de voir que la foule avait d’autres favoris que les siens, il s’écria : « Plût aux dieux que le peuple romain n’eût qu’une tête! » ; un jour que le peuple réclamait pour l’arène le bandit Tetrinius, il déclara :  « Ceux qui le réclament sont aussi des Tetrinius. » Une troupe de cinq rétiaires, vêtus d’une simple tunique, s’était laissée battre sans aucune résistance par un nombre égal d’adversaires ; la foule donnant l’ordre de les égorger, l’un d’eux reprit son trident et tua tous les vainqueurs : Caligula, non content de déplorer dans un édit ce massacre qu’il déclarait abominable, accabla de malédictions ceux qui en avaient supporté le spectacle.

bar-3659

Vies des douze Césars. Suétone. Traduction de Henri Ailloud, préface de Marcel Benabou.
Éditions Gallimard, Folio / Les Belles Lettres.
Chez l’éditeur

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