Le détail

le

Rez-de-chaussée, bouquin d’art. Beau volume dense et très rouge.

J’ouvre page 107 :

1. Contradictions

Il est évidemment significatif que cet effet soit obtenu par une mise en œuvre et une manipulation de détails dont les effets de réel restent partiels, et dont l’unité ne peut être obtenue que dans l’actualisation qu’en fait son spectateur en personne. L’attente du dévot est celle d’une image qui porte souvenir d’une apparition réputée vivante, et qu’il doit à son tour rendre vivante par l’acte même de sa contemplation, au point de s’y faire représenter, portrait d’un vivant coprésent au portrait du Dieu mort. Une telle attente reconduit au plus près ce qui a suscité l’extraordianire impact de l’icône byzantine : son effet de présence, de portrait. Et cet effet explique le succès du motif mais aussi sa rapide dissolution, ou plutôt sa métamorphose au profit d’une image plus moderne du « portrait du Dieu mort » : le Christ de Pitié.

(sous l’illustration 113]Gérard de Saint-Jean, le Christ de Pitié, fin du XVe siècle. Huile sur bois, 24×24,5 cm. Utrecht, Rijkmuseum Het Catharijneconvent

bar-3706

Le détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture. Daniel Arasse.
Éditions Flammarion, Paris. 1992/2008.
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