Madame Chrysanthème

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Romans après Proust (par erreur) – bibliothèque de droite, mi hauteur.

J’ouvre page 128 :

Ce soir, grande pluie ; nuit épaisse et noire. Vers dix heures, revenant d’une de ces maisons de thé à la mode que nous fréquentons beaucoup, nous arrivons, Yves, Chrysanthème et moi, à certain angle familier de la grand’rue, à certain tournant où il faut quitter les lumières et le bruit de la ville pour s’engager dans les escaliers noirs, les sentiers à pic qui montent chez nous, à Diou-djen-dji.
Là, avant de commencer l’ascension, il s’agit d’abord d’acheter une lanterne, chez une vieille marchande nommée madame Très-Propre, dont nous sommes les pratiques assidues. — C’est inouï la consommation que nous en faisons, de ces lanternes en papier, dont les peintures représentent invariablement des papillons de nuit ou des chauves-souris. — Au plafond de la boutique, il y en a des quantités énormes qui pendent par grappes, et la vieille, nous voyant venir, monte sur une table pour les attraper. — Le gris ou le rouge sont nos couleurs habituelles ; madame Très-Propre sait cela et néglige les lanternes vertes ou bleues.

bar-3712

Madame Chrysanthème. Pierre Loti.
Éditions Garnier-Flammarion n° 570. 1990
L’édition la plus chère que j’ai trouvée.

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