La Pucelle

le

Littérature classique. Rayon XVIIIe – bibliothèque du milieu.

J’ouvre page 59 :

Il dit, et vole, et le vent emportait
Lui, son cheval et tout ce qu'il disait.
La belle Agnès qui se croit poursuivie,
Court dans les bois au péril de sa vie ;
Le page y vole, et plus elle s'enfuit,
Plus notre Anglais avec ardeur la suit.
La jument bronche, et la belle éperdue,
Jetant un cri dont retentit la nue,
Tombe à côté sur la terre étendue. 
Le page arrive aussi prompt que les vents ;
Mais il perdit l'usage de ses sens,
Quand cette robe ouverte et voltigeante
Lui découvrit une beauté touchante,
Un sein d'albâtre et les charmants trésors
Dont la nature enrichissait son corps. 
Bel Adonis, telle fut ta surprise,
Quand la maîtresse et de Mars et d'Anchise,
Du haut des cieux, le soir au coin d'un bois,
S'offrit à toi pour la première fois.
Vénus sans doute avait plus de charme;
Une jument n'avait point renversé
Son corps divin de fatigue harassé ;
Bonnet de nuit n'était point sa coiffure ;
Son cul d'ivoire était sans meurtrissure ;
Mais Adonis, à ces attraits tout nus
Balancerait entre Agnès et Vénus

bar-3749

La Pucelle « La Pucelle d’Orléans », poème en vers en vingt et un chants. Voltaire.
Edition véritable. La première de couverture et les pages de titre manquent, pas de mention d’éditeur. Imprimeur Omnes et Cie, 75 rue de Rochechouart, Paris. Sans doute début 20e siècle.
Je parie sur celui-ci

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