Mère Courage

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Petits théâtres – casier transversal au-dessus de la bibliothèque de gauche, à droite des petits classiques.

J’ouvre page 40 :

QUATRIÈME TABLEAU

La mère Courage chante le chant de la grande Capitulation.

Devant une tente d’officier, la mère Courage attend. Un secrétaire se tient à l’entrée de la tente.

LE SECRÉTAIRE. —Je vous connais. C’est vous qui avez caché le trésorier protestant. Vous feriez mieux de ne pas porter plainte.
COURAGE. — Je porterai plainte, vous avez beau dire. Je suis innocente. Si je me laisse faire, on dira que j’ai quelque chose à me reprocher. Ils ont mis ma carriole en miettes à coups de sabre. Ils m’ont pris cinq liards d’amende pour trois fois rien.
LE SECRÉTAIRE. — Un bon conseil : bouclez-la. Le régiment manque de cantinière et on vous laissera votre commerce. Et puis, si vous avez quelque chose à vous reprocher, tant mieux, vous payerez de temps en temps une amende, tout le monde y trouve son compte.
COURAGE. — Et moi, je porterai plainte.
LE SECRÉTAIRE. — Comme vous voudrez. Dans ce cas, attendez que le commandant puisse vous recevoir.

Il rentre dans la tente.

 

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Mère Courage. Chronique de la guerre de Trente Ans en douze tableaux. Bertold Brecht. Adaptation de Geneviève Serreau et Benno Besson.
Éditions de l’Arche. T.N.P., collection du répertoire. 1957.
Petite notice et différents traducteurs

 

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