La poésie n’est pas seule

Mur à poètes, pensifs. Étagère près du sol.

J’ouvre page 53 :

Nous disons « c’est beau ! » d’une demeure où le désir d’habiter se lève. Le beau suscite désir de demeurer ; « fascine », comme on dit, i.e. augmente en se soustrayant, se soustrait en croissant ; est là et n’est pas là ; semble. La ressemblance fait de la semblance, qui fait du semblant. L’apparition fait de l’apparaître et de l’apparence.
Le désir est désir de proximité ; désir de rester ensemble ; il parle comme l’apôtre de la Transfiguration: « Demeurons ici et faisons des tentes… » Le désir désire habiter, dans le resserrement spacieux, la concroissance diallélique du rassembler et du ressembler, de l’être ensemble et de la semblance.

Bar-3930

La poésie n’est pas seule. Court traité de poétique. Michel Deguy.
Éditions du Seuil. Fiction & Cie.
Chez l’éditeur

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Philippe DESSEIN dit :

    modification de présentation ? La couverture est absente , c’est dommage .

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  2. Philippe DESSEIN dit :

    image de couverture : un personnage ,seul, avance à grandes enjambées . Il court le traité de poétique,il court,il court,le traité.Sur l’air du furet,que fuit-il ?

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