Craquelure invisible

le

Les poètes sur leur mur, à l’ouest. Grands formats.

J’ouvre page 35 :

le corps voudrait crier mais le fleuve traverse
la courbe se retourne de l’égratignure
plusieurs fois heureuse, une larme
elle — furieuse, une tempête
le faîte de l’arbre s’ouvre en fourche

elle pleure, et sa clarté  — elle aime
retourne sur ses pas de jouir
une lumière bleue s’écrase sur ses lèvres — elle
une frange ouvre ses yeux
un feu, la saveur, son cœur — elle était belle déjà
magnifique maintenant, ouverte

Bar-3942

Craquelure invisible. Stéphanie Fouquet, avec 6 lithographies originales d’Hélène Cohen-Solal.
Les Solicendristes. 2012.
Chez l’éditeur

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