Le Roman de la Rose

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Bibliothèque du milieu, tout au début, en haut à gauche.

J’ouvre page 93 :

« En vertu de cette amitié, dit Cicéron, en un sien traité, nous devons accueillir la requête de nos amis, si elle est honnête. Accueillons la encore, si elle est selon le droit et la raison. Dans le cas contraire, elle doit être repoussée, excepté en deux cas : si l’on voulait les mettre à mort, nous devons penser à les délivrer ; si on attaquait leur renommée, protégeons-les contre la diffamation. En ces deux cas, il est licite de défendre ses amis, sans invoquer le droit et la raison. Tout ce que l’amour peut excuser, nul ne doit refuser de le faire. »
« Cet amour que je te propose n’est pas hors de mon sujet : je veux que tu suives celui-ci et que tu évites l’autre : le premier s’attache à la vertu, l’autre met les gens en péril de mort.
« Je te parlerai maintenant d’un autre amour qui est également contraire au bon amour et aussi blâmable : c’est la feinte volonté d’aimer dans un cœur atteint de la maladie du gain. Cet amour est en perpétuelle balance : sitôt qu’il perd l’espoir du profit qu’il escompte, il s’évanouit. Ne peut aimer celui qui ne recherche pas les gens pour eux-mêmes, mais les trompe sur ses véritables sentiments et les flatte pour le profit qu’il en attend.  »

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Le Roman de la Rose. Guillaume de Lorris et Jean de Meun. Mis en français moderne par André Mary.
Éditions Gallimard, Folio Texte intégral. 1949 (1983)
Chez l’éditeur

 

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