Introduction aux existentialismes

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Philo, au milieu de la bibliothèque de gauche. Petite rangée d’Idées.

J’ouvre page 83 :

Le thème de la conversion personnelle

L’existence perdue

Toutes les descriptions de l’existence perdue brodent sur le thème pascalien du divertissement, que l’on n’aurait pas de peine à découvrir dans les philosophies antérieures. Kierkegaard, qui a senti en artiste les séductions du divertissement, le décrit surtout comme la recherche fervente de « l’intéressant » dans la vie. C’est le stade esthétique, stade primaire de la dialectique de l’existant. Comme chez Pascal, il n’est pas le lieu du mal, mais de l’indifférence. Celui qui s’y arrête a suspendu le choix, — entendez le choix essentiel, celui du sens de la vie. Vie « personnelle », peut-être, en ce sens qu’il jouit personnellement de son esthétique, et esthétiquement de sa personnalité. Mais non pas en un sens plus profond. Il ne cherche pas l’authentique, il cherche le rare. Par exemple, il quittera la femme aimée après une seule nuit d’amour préparée pendant des mois, abandonnant l’être de l’amour au moment où il commence à palpiter de sa vie propre, celle de la fidélité.

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Introduction aux existentialismes. Emmanuel Mounier.
Éditions Gallimard. Idées n° 14. 1962
Mais si, la couverture est disponible, voyez!

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