Portraits de révolutionnaires

le

Rayon histoire, dans la bibliothèque de gauche, ça va de soi.

J’ouvre page 162 :

LA POUSSÉE POPULAIRE ET LES CAMPAGNES DU PÈRE DUCHESNE ( JUIN-SEPTEMBRE 1793)

Le 2 juin 1793, la Montagne s’était emparée du pouvoir en contraignant la Convention par la menace des sans-culottes parisiens. Elle n’entendait pas cependant leur céder le pouvoir. Dans les semaines qui suivirent le coup de force, le problème se posa de savoir comment freiner le mouvement populaire, sans pour autant encourager une réaction favorable aux Girondins : équilibre difficile que ruina, vers le milieu de juillet, l’aggravation de la crise.

De l’apaisement au mouvement (juin-août 1793)

Les efforts des chefs montagnards furent souvent soutenus par les autorités municipales, Hébert en particulier, qui, dans son Père Duchesne, entreprit de rallier les possédants. Son numéro 243, paru après le 2 juin, rassurait les riches : ils ont intérêt à se réconcilier avec les sans-culottes, l’insurrection n’a pas coûté une goutte de sang, elle n’a porté aucune atteinte aux propriétés. Dans son numéro suivant, le Père Duchesne attaque à la fois Girondins et Enragés : il défend la Montagne de vouloir la loi agraire, comme le prétendent les premiers ; il désavoue les seconds qu’il accuse de prêcher le pillage. « Les sans-culottes n’en veulent pas aux propriétés des riches. » (n° 245)

bar-4062

Portraits de Révolutionnaires. Albert Soboul. (écrits entre 1962 et 1982)
Messidor / Éditions Sociales. Paris, 1986.
La page d’Albert Soboul sur Wikipédia

 

 

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