Le sang de Venise

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Les romans policiers, ceux de l’étagère D, dans les combles, près de la trappe qui mène à la soupente.

J’ouvre page 94 :

Asher se redressa.
— C’est une iniquité, Monseigneur. Votre témoin a été confondu et son mensonge rendu patent. Aucun Juif n’a tué d’enfant chrétien.
— C’est pourtant notre résolution et elle est sans appel.Trois parmi vous que je vous laisse choisir seront conduits aux Plombs et gardés jusqu’à ce que le coupable ait été amené devant nous.
— Monseigneur, je vous adjure de revenir sur cette décision qui entache l’honneur de notre communauté et ne pourra que retarder la solution de cette pénible affaire. Pendant que vous nous soupçonnez, à tort, le vrai meurtrier va s’échapper ou se cacher, s’insurgea Asher.
— Choisissez ceux qui demeureront, répliqua le légat qui jusque là n’avait rien dit.
Asher le regarda et comprit que rien ne ferait fléchir cet homme qui portait sur son visage cireux le masque de l’intransigeance et du fanatisme.
— Alors moi, dit Asher.
Comme vous voudrez, acquiesça Manfredi.
Mais les amis d’Asher récusèrent aussitôt ce choix. Même ceux de la communauté de la Grande Tedesca à laquelle il appartenait et que sa décision libérait.

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Le sang de Venise. Maud Tabachnik.
Éditions J’ai Lu Policier, 2003 (Flammarion 2000)
Le Wikipédia de Maud Tabachnik

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Hervé Gasser dit :

    L’extrait est pas mal !

    J'aime

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