Qui a cassé le vase de Soissons ?

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Dans un des cartons de la cave. D’où peut-il bien sortir? Sans doute des livres des parents.

J’ouvre page 83 :

La grande chevalerie

Cependant, à force, serfs et châtelains s’ennuyaient. On se lasse de tout, les uns de la famine, les autres de veiller en chemise de nuit pour devenir chevaliers. Soudain, à l’appel de Jérusalem, les hommes se mobilisent.
Les pauvres ont pour guide Pierre l’Ertmite.
Les riches, qui traversent le désert à plat ventre, langue pendante, ont un chef dont le nom permet à l’enfant un de ses plus joyeux jeux de mots : Godefroy de Bouillon.
« Et son lieutenant Vermicelle », me soufflait mon voisin.
Et voilà soudain, dans un grand bruit de ferraille — toute une batterie de cuisine qui dégringole — le roi Philippe Auguste tombant de cheval et en grand risque d’être pris. On a toujours du mal à penser que cette image navrante est celle d’une grande victoire : Bouvines. C’est que le roi capétien avait battu quelqu’un ! Lavisse le souligne :
Les Français aimèrent Philippe Auguste parce qu’il avait battu les Allemands…
Ils aimaient aussi, déjà, les calembours. Sur le passage du roi victorieux, qui emportait en gage, enchaîné sur une litière, son ennemi le comte Ferrand, vassal révolté, ils criaient :
Ferrand, te voilà ferré !

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Qui a cassé le vase de Soissons ? Gaston Bonheur.
Éditions Robert Laffont, 1963
En stock ici

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