Très sage Héloïse

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Je suis retournée à la cave. Il faut que je le fasse plus souvent, il y a tellement de cartons.

J’ouvre page 89 :

Par respect pour ton courage, par souci de dignité, et pour ne pas affliger ta sœur, je retins mes larmes quand je te vis t’en aller, un petit matin, au galop de ton cheval. Si mes yeux étaient secs, mon cœur saignait.
« N’ayez crainte, mon frère, nous vous la soignerons! », avait assuré Denise en te donnant l’accolade.
Nous savions que nous pouvions compter sur elle, mais là n’était pas notre souci.
Après une nuit de larmes, je décidai cependant de ne pas contrister les tiens par le spectacle de mon affliction. Je tenais, vois-tu, à leur prouver que j’étais digne de toi.

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Très sage Héloïse. Jeanne Bourin.
Éditions de La Table ronde, 1980 (Hachette, 1966)
La version Livre de Poche

 

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