L’écriture de soi

le

Rayon philosophie, bibliothèque de gauche, planche des (post)modernes.

J’ouvre page 54 :

Et c’est ce qui apparaît avec un quatrième dessin (fig. 6) tout à fait mystérieux, puisque non légendé, cette espèce de dièdre horizontal, cet angle , dans l’espace, formé de la rencontre de deux plans. Sans doute, s’agit-il de la présentation tridimensionnelle de ce que les trois premiers dessins avaient présenté en coupe et dont le dessin suivant donnera le plan : le sentier formé de deux lames de rocher immobiles. Avec ce dessin, le chemin « réel » est réduit à une épure, une abstraction géométrique, mais avec lui, à l’inverse, la coupe topographique, l’angle AOB trouve sa troisième dimension, celle dite du « réel » ; la structure devient une figure, mais de géométrie.
Cependant, cette figure géométrique diverge vers une autre image qu’irrésistiblement elle appelle, non plus une image-figure géométrique, modèle structural d’un chemin, coupe topographique d’un flanc de montagne, mais feuille de papier plié, pliure d’un support d’écriture, image d’un pli et avec ce pli qui définit quatre surfaces sans épaisseur, un modèle d’espace scriptural.

(article Images dans le texte autobiographique)

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L’écriture de soi. Louis Marin.
Presses Universitaires de France. La Librairie du Collège International de Philosophie. 1999.
Chez l’éditeur.

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