Les Châtiments

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Bibliothèque du centre, littérature classique, rayon XIXe. Non, ce n’est pas un doublon. La livraison du 17 juin 2017 était d’une autre édition.

J’ouvre page 357 :

Les insulteurs du vrai, du bien, du grand, du beau,
Les avortons, les vers de terre, les pygmées,
Les acarus, suceurs du sang des renommées
Qui font le mal, comptant éveiller nos pitiés,
Doivent être, — et c'est juste, — à leur tour châtiés.
Ce n'est pas un motif parce qu'ils sont la boue
Pour qu'on ne fasse point sur eux passer la roue.
Les cruels sont en haut, mais les vils sont en bas.
O mes vers, nous avons dans nos fermes combats
Foudroyé les hautains et les forts, mais nous fîmes
Parfois glisser l'éclair jusque sur les infimes.
Le nain peut être monstre et l'atome bourreau.
Autant que le vautour qui tue un passereau
Je hais le taon qui mord le grand bœuf dans l'étable.
Dans chaque être je vois sa laideur véritable
Qui dans sa petitesse au regard disparaît;
Je sens dans le doguin le loup de la forêt;
J'appelle un chat un tigre et Planche* un misérable

*Planche : critique littéraire de la Revue des Deux Mondes, ennemi des Romantiques et de Hugo.

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Les Châtiments. Victor Hugo.
Le Livre de Poche n° 1378/1379. 1964.
Sur ce site, vous pouvez vous en procurer 38 exemplaires dans différentes éditions…

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