Indiens en bleu de travail

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Petits livres inclassables, près des poètes, pas loin des écrits de peintres, mur ouest.

J’ouvre page 39 :

Je passai encore quelques jours dans ce camp, puis décidai de retourner à Alturas pour voir si Jack Folson était revenu chez lui. Je partis vers le nord via Hantiyu. Le soir venu, je campai dans une noue où coulait un ruisseau. Il y avait un autre camp à une centaine de mètres en amont. Après avoir mangé, j’y fis un saut. Des Indiens, un homme d’âge moyen, une femme jeune, et un enfant. L’homme était agressif. « Que voulez-vous ? » « Rien, je suis venu vous rendre visite. » « je ne veux pas de visite. Votre camp est là, restez-y. Vous venez dans mon pays. Vous tuez mon peuple. Vous prenez ma terre. Ceci est mon camp. Laissez-moi tranquille. »
Lorsque je partis, la femme me lança un sourire désolé : « C’est un homme colérique. Il n’aime pas les blancs. » N’importe qui aurait pu vous le dire.
Je trouvai Jack Folson et Léna chez eux. Il me dit que les Pit Rivers ont un mot pour « année » et un autre pour « mois ». Le mot pour « mois » servant bien entendu aussi à dire « lune ».

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Indiens en bleu de travail. Jaime de Angulo. Traduction de Martin Richet.
Éditions Héros Limite.
Chez l’éditeur

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