Faust – Second Faust

le

Littérature classique de la bibliothèque du milieu, plutôt bas, le XIXe siècle.

J’ouvre page 68 :

CABINET D’ÉTUDE

Faust (entrant avec le barbet)

J’ai quitté les champs et les prairies qu’une nuit profonde environne. Je sens un religieux effroi éveiller par des pressentiments la meilleure de mes deux âmes. Les grossières sensations s’endorment avec leur activité orageuse ; je suis animé d’un ardent amour des hommes, et l’amour de Dieu me ravit aussi.
Sois tranquille, barbet ; ne cours pas ça et là auprès de la porte ; qu’y flaires-tu? Va te coucher derrière le poêle ; je te donnerai mon meilleur coussin ; puisque là-bas, sur le chemin de la montagne, tu nous a récréés par tes tours et par tes sauts, aie soin que je retrouve en toi un hôte parfaitement paisible.
Ah! dès que notre cellule étroite s’éclaire d’une lampe amie, la lumière pénètre aussi dans notre sein, dans notre cœur rendu à lui-même. La raison commence à parler, et l’espérance à luire ; on se baigne au ruisseau de la vie, à la source dont elle jaillit.

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Faust – Second Faust. Gœthe. Traduction de Gérard de Nerval.
Éditions Delmas. 1955
Ici

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