L’égal des dieux

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Le Rayon poésie, grands formats. Mur ouest. Sous la tapisserie.

Ouvert page 29 :

CHANSON
   Je suis un Demidieu quand assis vis-à-vis
De toy, mon cher soucy, j'escoute les devis, 
Devis interrompus d'un gracieux soubrire,
Soubris qui me détient le cœur emprisonné ;
Car en voyant tes yeux je me pasme estonné,
Et de mes pauvres flancs un seul mot je ne tire.
   Ma langue s'engourdist, un petit feu me court,
Honteux dessous la peau ; je suis muet et sourd,
[Mon sang devient glacé, l'esprit fuit de mon corps]
Je tremble tout de crainte, et peu s'en faut alors
Qu'à tes pieds étendus, sans âme je ne meure.

Pierre de Ronsard, « Les Amours de Marie », le Second Livre des Amours commenté par Rémi Belleau du Perche, Paris, 1560.

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L’égal de dieux. Sappho. Cent traductions d’un poème recueillies par Philippe Brunet. Préface de Karen Haddad-Wotling.
Éditions Allia. 2009.
Chez l’éditeur

 

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