Jean Genet

le

Bibliothèque de droite, romans après Proust – à côté des volumes de Genet romancier.

J’ouvre page 86 :

Mais Genet, lorsqu’il se battra sous le regard de Bulkaen pour le prestige, opérera-t-il d’une façon si différente ?

« J’avais l’âge, les muscles de Villeroy (son ancien Mac ou Marle de Mettray)… J’empruntais, je volais la beauté de ses attitudes. Prise on ne sait où, une mèche de cheveux blonds tombait jusqu’à mes yeux. J’étais d’une vitesse folle. Je devais vaincre Charlot car Villeroy l’eût vaincu, c’est avec ses armes luisantes et ses défauts que je combattais. Les gâfes m’arrachèrent, on emporta Charlot. »

Ce Genet, si soucieux de sa singularité, c’est en se faisant habiter par l’Autre, par Villeroy — comme Divine par le Boxeur, comme Seblon par le Lieutenant (cet emblème, ce blason) — qu’il triomphe de sa nature maniérée et s’exerce à se montrer viril, à être à son tour l’homme.

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Jean Genet. Jean-Marie Magnan.
Éditions Seghers. Poètes d’aujourd’hui.
À la bibliothèque du cipM

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