Dames et bourgeoises amoureuses ou galantes du XVIe siècle

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Bibliothèque de gauche, deux rayons au-dessus des dictionnaires – histoire moderne.

J’ouvre page 121 :

L’ « Astrée » de Ronsard

La marquise d’Estrée approchait maintenant de la cinquantaine. Grasse, mais toujours fraîche, avec un ample front, des yeux admirables, le nez fort et les lèvres trop minces — telle qu’un crayon du temps nous la montre — on la devine sensuelle et satisfaite, mais égoïste et âpre… Avec le temps, et en province son magnifique appétit de jouissances s’était accru. Elle régnait sur son amant. Elle voulut régner en souveraine sur Issoire, exigeant des habitants obédience et hommage. Une antique ordonnance, et depuis longtemps tombée en désuétude, interdisait aux simples bourgeoises vêtements de soie et parures ; elle la fit revivre, publier sur la grande place de la ville, strictement et durement observer. Alègre, pour lui complaire, accumulait les exactions. « Les étoffes les plus rares, dit un historien des guerres religieuses en Auvergne, les joyaux les plus précieux composaient sa mise magnifique, et jusqu’à ses Heures portaient cinq diamants aux couvertures ».

-IMG_4929prise de vue sans titre

Dames et bourgeoises amoureuses ou galantes du XVIe siècle. Maurice Rat.
Librairie Plon. Éditions d’art et d’histoire.(1955)
Ici, si vous voulez savoir la suite…

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