Voir les yeux fermés

le

Rez-de-Chaussée, à plat sur Jaurès ! car trop grand pour les rayons de livres d’art dans la vitrine…

J’ouvre page 95 :

Par la bouche d’Ibeorgun, le démiurge kuna, une séquence d’un mythe nous dit l’origine des nuchu et précise leur usage :

– Il nous faut aussi apprendre à soigner les maladies, a dit Ibeorgun.
S’il voit un fiévreux, le chamane doit aller dans la jungle.
Après s’être chauffé dans la fumée de cacao,
il doit chercher les plantes […],
il doit les conseiller en chantant sur elles,
puis les mettre dans la petite pirogue de l’enclos au malade, la surba.
Huit fois il faut baigner le patient, et se baigner soi-même.
Pour défendre le malade, il faut fabriquer des nuchu,
des figurines de toutes sortes de bois :
ukur, siar, sulupu, katep, nepa, kabur, kasanga […]
Sous le malade, il faut mettre le sianar, le brûloir de terre
avec des braises et, chaque fois, quatre graines de cacao.
Celui qui s’assoit près du hamac sait parler aux nuchu,
il connaît l‘igar, le chemin, le chant approprié […].
Pour parler aux nuchu,
il y a aussi la voix du kabur, le piment que l’on met dans le brûloir.

bar--17

Voir les yeux fermés. Arts, chamanisme et thérapies. Michel Perrin.
Éditions du Seuil, 2007.
Un hommage à Michel Perrin.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s