Princesse Amazigh

le

Romans après Proust, premier rayon. Un joli vergé sensible sous la doigts pour la couverture.

J’ouvre page 55 :

Le loto de mon père

Un jour, j’ai eu l’idée d’écrire un roman et de l’intituler « Dieu est-il Amazigh ? ». Les « berbères » sont les premiers habitants du Maroc, ils arrivèrent du Yémen en passant pas l’Abyssinie. C’était écrit dans le manuel d’histoire de mon enfance. D’une manière sèche et froide. Je ne faisais même pas le lien entre ces « barbar » du livre et mes amis de Tafraout et Mohammed Khaïr-Eddine dont le regard de jais me fascine et dont l’écriture me cerne. Mohammed Khaïr-Eddine qui, débordant d’alcool et de misère, se levait dans un café parisien et déclamait Rimbaud devant les plus grands poètes français, Jude Stéfan par exemple. Je ne comprenais même pas qu’il s’agissait de personnes. La notion même du Temps, d’un temps n’existait pas. Comme si cette phrase gelait l’imagination, arrêtait le cours de l’Histoire.
bar--20.jpg

Princesse Amazigh. Siham Bouhlal. Récits et nouvelles.
Éditions Al Manar. 2009
Chez l’éditeur

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s