La France de la Monarchie absolue

Rayon Histoire, plutôt moderne sur le troisième à partir du bas de la bibliothèque de gauche.

J’ouvre page 225 :

Si tous ces exemples attestent l’importance de la guerre dans l’apprentissage du métier de roi, ils disent aussi que l’utilisation de la force armée est un élément moteur de la définition et du fonctionnement de l’autorité politique : sur son lit de mort, Louis XIV déclara à son arrière petit fils, le futur Louis XV, qu’il regrettait de n’avoir pu maintenir la paix et soulager le peuple, en raison des « nécessités de l’État ». Si les « nécessités de l’État » sont dites plus impérieuses que la volonté présentée pourtant comme « absolue » du « plus grand roi du monde », c’est que la guerre est une composante majeure d’une souveraineté dont Jean  Bodin pensait déjà en 1576 qu’elle était infiniment supérieure aux personnes physiques et mortelles des rois, temporaires gestionnaires d’une « puissance de commander » dont ils étaient les provisoires dépositaires et qui, en aucune façon, ne pouvait leur appartenir : « Je m’en vais, la France continue », aurait aussi déclaré le Grand Roi sur son lit de mort.

(L’éducation des rois à la guerre)

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La France de la Monarchie absolue. 1610/1715. Introduction et bibliographie commentée de Joël Cornette. L’Histoire.
Éditions du Seuil. Collection Points – Histoire.
Chez l’éditeur

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