Le baroque et la musique

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Tout frais pêché dans les cartons de délestage de la bibliothèque d’amis musiciens…

J’ouvre page 67 :

Des musiciens comme W. Byrd (1543-1623), W. Farnaby (environ 1560- ?), O. Gibbons (1583-1625), J. Bull (1563-1628), Th. Morley (1557-1607), Th. Tomkins (?-1650) crént une formule extraordinairement vivante. Ils composent pour un instrument à clavier, dit virginal (variante du clavecin), et le style qu’ils innovent contribuera fortement à la formation de la littérature du clavecin sur le continent.
Ces compositeurs ne se contentent pas, comme leurs émules italiens, de transposer pour leurs instruments des pièces polyphoniques ou de créer des œuvres inspirées d’un thème vocal : ils tissent autour de ce noyau central , emprunté ou non à un thème connu, tout un jeu de variations d’ordre mélodique, rythmique, harmonique, polyphonique ou contrapunctique. En même temps, ils incorporent à ces formes abstraites un sens très vif de la nature, qui surgit parfois comme la vision d’un paysage brumeux ou dans l’atmosphère pastorale que suggère le hornpipe. La danse enfin les sollicite et maintes de leurs compositions annoncent la future Suite qui jouira sur le continent d’une vogue étonnante à la fin du XVIIe  et au XVIIIe siècle.

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Le baroque et la musique. Essai d’esthétique musicale. Suzanne Clercx.
Éditions de la Librairie Encyclopédique, Bruxelles. 1948.
Vous le trouvez ici

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