Tragiques grecs – Eschyle – Sophocle

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Les pléiades dans leur vitrine, la première d’entre elles.

J’ouvre page 215 :

Prométhée enchaîné

Prométhée

Je dois parler si c’est ton désir : écoute.

Le Coryphée

Pas encor ; je voudrais ma part aussi :
que nous sachions d’abord quel est son mal,
qu’elle nous conte ses malheurs errants;
elle apprendra de toi le reste ensuite.

Prométhée

Iô, c’est à toi de leur accorder cette grâce,
d’autant que ce sont les sœurs de ton père
et que pleurer, se lamenter sur ses malheurs
mérite qu’on s’y attarde quand on s’attend
à obtenir les larmes de l’auditoire.

Je ne sais comment je pourrais m’y refuser.
Ce que vous désirez, un clair récit
vous l’apprendra. Pourtant j’ai honte de dire
cet orage divin et comment s’abattit
sur moi la défiguration.

(Eschyle)

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Tragiques grecs. Eschyle – Sophocle. Traduction par Jean Grosjean.
Éditions Gallimard. Bibliothèque de la Pléiade, n° 193. (1967, par l’imprimerie Mame, à Tours.)
Chez l’éditeur

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