Caméras dans la brousse

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Il y a dans la cave encore bien des cartons mystérieux. J’ai glissé la main dans dans l’un d’eux.

J’ouvre page 93 :

Au Tsavo, la friandise des babouins était le pain. Nous ramenions de très beaux pains de Nairobi. Il nous arrivait d’en fabriquer nous-mêmes. Nous avions construit un four à cet effet. Mais le pain du boulanger de Nairobi était meilleur. C’était également l’avis des babouins. Dès que nous débarquions avec nos miches, ils ne nous quittaient plus des yeux. Un match serré où, inévitablement, quelqu’un commettait la faute, la coupable distraction… On coupait une tranche, on posait le pain sur la table pour faire autre chose et, le temps de détourner la tête, un babouin jailli d’un buisson filait avec la miche dorée sous le bras. Un vrai crève-cœur ! On les voyait se partager le butin croustillant et mastiquer avec délices. Ensuite, le ventre plein, ils s’installaient sur une grosse branche pour digérer.

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Caméras dans la brousse.François Bel, Gérard Vienne.
Éditions Presses de la Cité. 1976.
Ici, mais il a tombé la veste

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