Delacroix

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Contre le mur de l’escalier, arts et techniques, des images, quoi.

J’ouvre page x :

L’unité d’Eugène Delacroix

[…] Ce grand solitaire, ce grand sédentaire qui, comme Michel-Ange, disait de la peinture qu’elle était sa seule maîtresse, ce travailleur infatigable qui, malgré sa santé chancelante, confiait au critique Sylvestre « qu’il avait de la besogne pour dix existences humaines », l’œil continuellement à l’affût, couvrait sans arrêt ses carnets portatifs de notations dont il nourrissait ses rêves. Il nommait le dessin « sa prière quotidienne ». Tout ce qui était faux métier, science affichée, plagiat, maniérisme, lui faisait horreur. « C’est par la manière qu’on plaît au public blasé et avide, par conséquent, de nouveautés, c’est aussi la manière qui fait vieillir promptement les ouvrages de ces artistes dupes d’eux-mêmes et de cette fausse nouveauté qu’ils on cru introduire dans l’art.  »
Ne soyons pas surpris que ce génie, si longtemps incompris, malmené, dont Degas disait qu’il était le meilleur marché de tous les maîtres, voie grandir aujourd’hui, malgré tout ce qu’il y a de distant et de hautain dans son caractère comme dans ses œuvres, le nombre de ses admirateurs.

(article de Claude Roger-Marx, 1967)

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Delacroix.
Éditions Hachette. Chefs-d’œuvres de l’art – Grands peintres. (1967)
Ici

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