Une belle jambe

le

Quatrième niveau, polar. Une vieille cuvée avec vamp (étagère B)

J’ouvre page 85 :

Pourquoi pas ? acquiesça Sellers.
Je tournai le bouton à deux ou trois reprises :
— Apparemment, remarquai-je, la serrure n’a pas été fermée de ce côté, mais de l’autre. Vous êtes sûr, Franck, que cette porte fait communiquer les deux chambres ?
— Parbleu. Celle de Gerald est juste en face, sur le devant.
— Mais regardez ces garde-robes, comme elles sont faites. Il y en avait aussi dans l’autre… Moi j’ai l’impression que les deux pièces ne sont pas contiguës. Attendez un peu.
J’allai arpenter le couloir, puis je fis de même dans chacune des deux chambres, dans le sens de la longueur. Je tournai encore à plusieurs reprises le bouton de la porte, côté Gerald Ballwin.
— Même histoire, fis-je remarquer à Sellers. Elle est fermée de l’intérieur. Il doit y avoir une salle de bains entre les deux. Et les deux portes ont été verrouillées du dedans.
Sellers me regarda avec des yeux qui le dispensaient de commentaires. Puis il recula de cinq ou six pas, ramassa toute sa force entre son coude serré au corps et son épaule gauche légèrement inclinée, fonça tel un bélier, heurta la porte à la manière d’un joueur de rugby essayant d’enfoncer à lui seul toute une ligne d’avants, et la gâche de la serrure sauta comme sous l’effet d’une explosion.
C’était bien une salle de bains.

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Une belle jambe. A.A. Fair. Traduit de l’américain par Jean Benoit.
Éditions Flammarion. Détective-club. 1952.
Le voilà !

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