Lumière et matière

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Frais pondu. Ça va être physique, comme lecture. Il se rangera dans la bibliothèque de droite, étagère du haut.

J’ouvre page 25 :

Comment vais-je m’y prendre pour vous expliquer ce que je n’explique aux étudiants que lorsqu’ils sont en troisième cycle ? Je vais répondre à cette question avec la comparaison suivante. Les Indiens Mayas portaient un vif intérêt au lever et au coucher de Venus qu’ils décrivaient soit comme une « étoile du matin », soit comme une « étoile du soir ». Ce qui les intéressait, c’était de savoir quand Vénus apparaissait dans le ciel. Au bout de plusieurs années d’observation, ils avaient fini par remarquer que cinq cycles de Vénus étaient égaux, à peu près à huit de leurs « années nominales » de 365 jours (les Mayas savaient bien que leur année nominale n’était pas égale à la véritable année des saisons et ils avaient même calculé l’écart entre les deux). Pour effectuer des calculs, les Mayas avaient inventé un système de barres et de points qui représentaient les nombres (y compris le zero) ; ils avaient également établi un système de règles qui leur permettait de prédire par le calcul, non seulement les levers et les couchers de Vénus, mais également d’autres phénomènes célestes, tels que les éclipses de lune.
[…]

bar--63

Lumière et matière, une étrange histoire. Richard Feynman. Traduit de l’américain par Françoise Balibar et Alain Laverne.
Éditions du Seuil. Points/Sciences. 1992.
Chez l’éditeur

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