La nièce du somnambule

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Polars, plutôt obsolètes, étagère B dans la mansarde.

J’ouvre page 87 :

— Et ensuite ?
— Ensuite, je n’ai pu retrouver ni la tasse ni la soucoupe. J’ai demandé à Maître Mason ce qu’il en avait fait et il m’a dit qu’il n’arrivait pas à s’en souvenir, mais qu’il pensait les avoir laissées dans le patio.
— À 5 h 20 ce matin ?
— Il devait être approximativement 5 h 30 ou 40.
— Que faisait-il dans le patio à 5 heures et demie du matin ?
Le maître d’hôtel eut un haussement d’épaules marquant son ignorance. Blaine se tourna vers Mason.
— Que faisiez-vous ici à 5 heures et demie du matin ?
— Il se peut que j’aie été ici, dit lentement Mason, mais je n’en ai conservé aucune souvenance.
— Avez-vous placé cette tasse et cette soucoupe dans la table?
— Certainement pas.
— Savez-vous qui les y a mises ?
— Je crois, dit Mason, que vous faites une montagne d’une taupinière. Vous trouvez une soucoupe ébréchée et vous voilà perdant un temps précieux à me demander si j’ai bu du café et où je me trouvais quand je l’ai bu, alors qu’il s’agit-avant tout d’éclaircir une affaire criminelle. La question n’est pas de savoir qui a bu le café, mais qui a planté le couteau.

bar--68

La nièce du somnambule. Erle Stanley Gardner. Traduit de l’américain par M.B. Endrèbe.
Éditions J’ai Lu (©1944)
Là, l’édition de 1949.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Hervé Gasser dit :

    – C’est peut-être celle qui a bu le café qui a planté le couteau. Et vice versa. »

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