Théâtre

Littérature du XIXe siècle, bibliothèque du milieu, vers le bas.

J’ouvre page 147 :

La noce

Gigalov, ému, saluant de tous côtés. — Je vous remercie, chers invités ! Je suis très touché, merci d’être venus et de ne nous avoir pas dédaignés… Et ne croyez pas qu’il y ait de ma part la moindre arrière-pensée, je vous dis cela uniquement par sentiment, par simplicité d’âme. Pour de braves gens, je suis prêt à tout donner. Merci de tout cœur !
(On s’embrasse)
Dachéneka, à sa mère. — Maman, pourquoi pleurez-vous ? Je suis si heureuse !
Aplombov. — Maman est émue par la séparation prochaine. Mais je lui conseillerai plutôt de penser à notre dernière conversation.
Yate. — Ne pleurez pas, Nastassia Timofeievna. Réfléchissez ! Qu’est-ce que les larmes humaines ? De la psychiatrie pour âmes sensibles, c’est tout !
Gigalov. — Et des cèpes, il y en a, en Grèce ?
Dymeba. — Il y en a. Là-bas, il y en a tout.
Gigalov. — Et des mousserons ? Je suis sûr qu’il n’y en a pas, hein ?
Dymeba. — Et des mousserons, il y en a tout.

bar--87

Théâtre. Anton P. Tchékhov. Traduit du russe par André Barsacq, Antoine Vitez, Georges Ludmilla Pitoëff, Pierre-Jean Jouve.
Éditions Denoël, 1961.
La notice Tchékhov du Théâtre de la Colline, à Paris.

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