La ruée vers l’or en Californie vers 1850

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Le carton des enfants, à la cave.

J’ouvre page 29 :

L’arrivée au camp

Enfin, voici le camp. Situé au fond de la vallée de l’American River, Gold Run compte déjà une vingtaine de tentes de toile et de cabanes construites avec des troncs d’arbre grossièrement taillés. Entouré par des forêts de cèdres et de mélèzes, l’endroit paraît sinistre. Des souches d’arbres abattus et des buissons parsèment le sol.
Une centaine d’hommes, tous dans la force de l’âge, compose la population. Beaucoup d’entre eux vivent en pleine nature, sur leurs exploitations établies au bord de la rivière. Le soir, ils se rassemblent au camp pour faire des achats, boire et discuter. Pas de femmes, pas d’enfants, pas de vieillards.
Un seul magasin, en l’occurrence une simple cabane, tenue par un ancien conducteur de mulets, fait également office de bar, de restaurant et de banque. L’homme vend tout ce qui est nécessaire à un chercheur d’or : des vivres, des vêtements, des couvertures, des outils, du tabac, de l’alcool. Il achète l’or des prospecteurs, qu’il pèse sur une balance, et fait crédit aux nouveaux venus, à valoir sur leur future récolte de métal précieux.
Car les prix sont exorbitants, comme partout ailleurs en Californie : 1 dollar pour une livre de porc, de pain ou de sucre ; 13 dollars pour une pelle.

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La ruée vers l’or en Californie vers 1850. Patrick Restellini. Illustration d’Yves Beaujard.
Éditions Nathan Poche. Monde en poche. 1984
Quelques pages ici

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