Histoire de France – tome III

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À la cave, pris à la bouche du carton qui contient toute la collection.

J’ouvre page 142 :

La même année, le roi frappa sur l’Église un coup plus hardi. Il limita, ralentit cette terrible puissance d’absorption qui, peu à peu, eût fait passer toutes les terres du royaume aux gens de main-morte. Morte, en effet, pour vendre ou donner, la main du prêtre, du moine, était ouverte et vivante pour recevoir et prendre. Il porte à trois, quatre ou six fois la rente, ce que devait payer l’acquéreur ecclésiastique, en compensation des droits sur mutation que l’État perdait. Aussi, toute donation d’immeubles faite aux églises profita désormais au roi. Le roi, ce nouveau Dieu du monde civil, entra en partage dans les dons de la piété avec Jésus-Christ, avec Notre-Dame et les saints. Voilà pour l’Église. La féodalité, tout armée et guerrière qu’elle est, n’est pas moins attaquée. D’elle-même se dégage le principe qui doit la ruiner. Ce principe est la royauté comme suzeraineté féodale.

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Histoire de France. Tome III. Jules Michelet
Éditions Boutan Marguin 1961.
Un compte rendu d’époque…

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