Anacaona

le

Pas encore classé – je n’ai pas fini de le lire.

J’ouvre page 47 :

Frère Buyl. — À mon avis quand les habitudes sont si bien ancrées
Il est impossible de les modifier
Mieux vaut déjà songer à les remplacer
Soit par des bagnards de chez nous
Qui viendraient purger leur peine ici en travaillant pour la couronne
Soit par d’autres populations
Le moins que je puisse proposer comme programme
C’est de dresser un immense bûcher pour leurs dieux
De les contraindre à s’agenouiller devant chaque croix
Rencontrée sur leur chemin
Devant chaque image sainte
D’apprendre notre langue
De cesser de manger dès qu’ils ont fini de manger
De cesser de danser chaque fois qu’ils entendent un chant
De cesser de sculpter le gaïac
De cesser de se bercer dans leur hamac
De cesser de consulter ces soi-disant prêtres sacrés qu’ils
nomment butios
Et de cesser de croire en l’existence de plusieurs dieux
Qu’ils appellent dieux de la foudre, de la tempête, des nuages
Cette terre, Hojeda, est une terre de feu
Si les mesures que je propose ne sont pas acceptées
Nous serons obligés de partir
Après avoir pourtant conquis

bar--135

Anacaona. Jean Metellus
Éditions Hatier International. Monde Noir. 2002 (1986)
Sur Bibliomonde

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