Mort au printemps

Étagère F, là-haut dans la mansarde. Polars historiques.

J’ouvre page 83 :

CHAPITRE 6

L’adjudant était sorti. Il avait pris la camionnette ce matin-là dans la cour en gravier, devant la brigade, dans l’aile gauche du palais Pitti, et roulé jusqu’à la cour d’appel, via Cavour. Cette affaire le tracassait parce qu’il sentait qu’aux assises les chances du pauvre homme avaient été anéanties par cet idiot de jeune avocat sûr de lui, qui avait concocté une défense élaborée, donnant une impression totalement fausse de ce qui s’était passé. En traitant à outrance l’accusé comme une victime afin d’attirer la sympathie, il n’avait fait que rendre la préméditation d’autant plus vraisemblable. La seule fois où l’on avait laissé le petit Cipolla s’exprimer, c’était lorsqu’on lui avait demandé :
— Aviez-vous l’intention de vous servir de l’arme quand vous l’avez ramassée ?
— Oui, mais…
— Contentez-vous de répondre à la question.
Sans ce maudit avocat, le juge aurait très bien pu conclure à la mort accidentelle.

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Mort au printemps. Magdalen Nabb. Traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain. Préface Georges Simenon.
Éditions 10/18. Grands détectives n°3392. 2002 (1983)
Une petite bio de l’auteur

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